Que vous choississez ce que vous êtes,
Ce que vous serez.
Vous pouvez choisir de souffrir,
C'est plus dur de désirer guérir.
Un mot de trop. Une bulle. Je souffle dans le produit. La bulle grossit, grossit, grossira encore. Puis éclatera. Ca y est, elle a éclaté. Cette bulle, ces bulles. Souffler, admirer. Une clope, juste un peu.
Je veux fumer, je ne peux plus.
Je vais prendre la pillule, celle pour non fumeurs. Devinez quoi ? Fumer en la prenant pourrait m'apporter des maladies cardiaques, mais aussi... grossir.
Comme une bulle. C'est tellement joli, une bulle. Rond, transparent, parfait. Et quand elle miroite sous l'effet du soleil, c'est tellement joli. Toute cette perfection en un seul objet. Je veux faire des bulles.
Une bulle volette. Elle s'approche du sol... la délicate fumée que j'avais soufflé dedans s'envole. C'est magique, beau.
Et moi ? Je crève, je pleure, je souffre. Il faut dire qu'il pleut. Merci pour tous vos commentaires, ça me touche, sincèrement. J'ai beau être absente souvent, il y a toujours des personnes pour me dire qu'elles aiment mon blog, ce que j'écris. Si seulement ce n'était pas aussi sinistre, aimeraient-elles autant mes articles.
Beaucoup de gens s'y reconnaissent, s'y reconnaissait, sans doute.
Une bulle. Des bulles. Qui, sur un air de Metronomy, peut rester assis, des heures, une clope à la main, des bulles dans l'autre ? Moi. Ca calme, détend, m'aide.
Je ne me considère plus comme malade. Mon bonheur est aussi fragile qu'une bulle. Je m'enferme dans la musique, dans l'alcool et dans la drogue. Je sors, j'achète, je bois, je fume. Nouveauté, je vole.
J'ai besoin de ressentir quelque chose, un peu d'excitation, un peu de joie, un peu de fierté. Tout est mort en moi. J'ai l'impression que tout ce que j'ai vomi, ce n'est pas ce que j'étais, c'est ce que je suis. J'ai vomi ma joie, mon bonheur, mon sourire, mon rire, ma peur, ma tristesse. Je ne ressens plus rien. Mon cynisme est inébranlable. J'ai besoin du vent qui caresse ma peau, des bulles qui virevoltes, pleines de fumée. J'en ai besoin, de ça, de tout. J'aimerai tellement te retrouver. Oui, c'est la même, Cléo. Elle est partie, a tout jetée loin d'elle. Ca ne m'atteint pas, ça ne m'atteint plus. Elle jette tout et tout le monde, de ses connaissances à sa meilleure amie. Tout n'a plus de sens. Lycée. Bulles.
Elles volent, toujours, puis éclatent.
Je me sens telle une bulle, plein d'un vide pur et prête à se briser.
Mes envies sont trop brèves, trop courtes.
J'ai envie de faire du vélo, envie de sentir le vent contre ma peau, envie qu'elle me revienne, envie de sortir, envie de voir des nouvelles personnes, envie de baiser chaque soir avec différents jeunes hommes, envie de faire quelques bulles, envie d'un diabolo violette.
Envie de sentir mon corps, de ne plus être là, à crever doucement.
Vomir, moi ? Non, jamais. Presque plus. De temps en temps. C'est rare.
Dans le bus, mes lunettes de soleil cachent mes pleurs. Mes larmes qui coulent sur mes jouent, je les y laisse. Personne ne les voit, qui voudrait voir une bulle perdue qui pleure ?
Je ne suis plus attachée à rien, je ne veux faire souffrir personne. Toute la souffrance du monde, je la prends sur moi. Si ça éclate, c'est sur mon petit frère, ou sur ma mère. Jamais sur mes amis, jamais. Personne ne me connait vraiment. Je ne me confie plus. J'ai peur. Trahie, une fois, cela suffit. Sur un air de Metronomy.
Je monte le son. La musique est toujours ma drogue, à moi. Elle m'emplit les oreilles d'un son qui durerait éternellement. C'est plus qu'un besoin. Sans musique, le monde n'aurait pas de raison d'être. Sur un air de Metronomy. Je ne veux plus pleurer. A quoi bon ? "The en of you, too." Sur un air de Metronomy. Sur un air de Metronomy. Sur un air de Metronomy.Ou Ratatat. Je me meurt, à petits feux. Mon grand père à 78 ans, mais tout va bien, il va bien. Aujourd'hui. J'en ai 16, et j'aimerai déjà être morte, dans le paradis de mes rêves. Un paradis sans rien. Du blanc, lumineux, ou l'on peut tout ressentir, la joie comme la tristesse. Je ne suis plus moi. L'ai-je jamais été ? Peut-être une fois, dans mon vomi. La maladie m'a détruite de l'intérieur, et désormais, sur un air de Metronomy, je pleure. Plutôt deux fois qu'une. Jamais deux sans trois. Larmes de merde.
See you soon,
So.

